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Les armes naturelles du corps humain.
Les atémis utilisent certaines parties du corps pour le contact, qu'on appelle "armes naturelles". Pour être efficaces, ces "armes" doivent être positionnées convenablement à l'impact et surtout être bien "fixées" pour être solidaires de l'ensemble du corps.
Les armes du poing fermé.
Avant de se lancer dans l'étude des atémis du poing on apprend à bien "verrouiller" la main afin qu'elle constitue une masse compacte et robuste qui ne s'écrase pas sous le choc.
- Replier complètement les deux articulations supérieures des doigts.
- Replier l'articulation de base des doigts en enroulant les phalanges dans la paume de la main .
- Verrouiller le poing en appliquant fermement le pouce replié sur les deux premiers doigts.

Les Kentos (têtes des phalanges) de surface très réduite mais très dures, sont le support des principaux atémis du poing de base. L'impact s'effectue essentiellement sur les têtes d'articulation des index et majeur avec la main et, subsidiairement, leurs articulations médianes. Le poignet fixe rigoureusement le poing, dans le prolongement de l'avant-bras (pas de "cassure" du dos de la main) et la surface de frappe est perpendiculaire à la ligne d'attaque.

Oi-zuki (coup de poing direct sur un pas).
C'est un coup de poing direct donné en avançant largement du pied arrière vers l'adversaire; on frappe du côté correspondant à la jambe avancée en utilisant la translation du corps (prendre de l'énergie dans le déplacement), la détente du bras et la rotation du poignet. Le coup est porté au moment où l'on pose le pied ou juste avant. Le ventre doit être dur et l'aisselle contractée au moment de l'impact.

Action du poignet dans le coup Oi-zuki: En fin de trajectoire, le poignet se vrille pour effectuer un demi-tour, avec une grande accélération.

Gyaku-zuki (coup de poing contraire).
Contrairement à Oi-zuki (coup de poing en poursuite), cet atémi se donne du poing contraire à la jambe avancée; c'est une attaque directe, avec une trajectoire linéaire et une action du bras en piston; elle combine trois éléments d'efficacité déjà évoqués, la poussée de la hanche pour impulser le mouvement, la détente du bras et la rotation du poignet qui permet une meilleure pénétration; l'attaque peut s'effectuer à tous les niveaux; elle utilise les kentos comme surface de frappe comme dans Oi-zuki.

Uraken (revers de poing).
Cette surface de frappe concerne la partie supérieure des deux kentos. Elle décrit un arc de cercle autour du coude dans un plan horizontal ou proche de l'horizontale. On frappe en général latéralement. Quelles que soient la forme et la trajectoire de la technique, le poignet doit être solidement fixé.

Tettsui (marteau de poing).
Le poing très serré et bien dans le prolongement du poignet on sollicite, cette fois-ci, la partie charnue de la main et la partie externe de l'auriculaire.

Ippon-ken (poing à une phalange).
Le poing est toujours dans la même position et très serré mais une phalange (index ou majeur), maintenue par le pouce, est proéminente. C'est l'articulation médiane qui constitue la surface de frappe. Elle est plus "fragile" que les précédentes mais permet, en revanche, d'atteindre des cibles étroites et vulnérables (oeil, tempe, trachée, plexus...).

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parus dans la "Gazette du Judo Kwai Lausanne"
© M.Python, P.Bercier 1995 - 2009















