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Les rudiments

Vous voilà à deux pas de commencer votre première leçon de Ju-Jitsu et nous vous en félicitons. Prenez quelques instants pour découvrir les rudiments du Ju-Jitsu.

Comment se déroule un cours ? Quelles sont les techniques apprises par les débutants ? Pourquoi des ceintures de différentes couleurs ? …

Mais au fait qu'est ce qu'un Dojo?

Le Dojo est plus qu'une salle de sport comme nous avons l'habitude de les concevoir en occident. Il est l'endroit où littéralement "on étudie la voie". Le Dojo est à l'origine le lieu où l'on s'initie aux Budo (ensemble des arts martiaux japonais considérés comme des "voies" de la perfection de l'homme). Le Dojo abrite en son centre, le Tatami.

A l'origine, le Ju-Jitsu se pratiquait dans le meilleur des cas, sur des tatamis en paille de riz. Les chutes étaient souvent douloureuses. Actuellement la structure des tatamis a évolué et l'absorption des chocs est excellente.
Le plus fameux Dojo actuel est le Kodokan; fondé par Jigoro Kano (le créateur du Judo), en 1882, à Tokyo, au Japon.

 

Les saluts

 

Au Dojo, tout commence et se termine par un salut. Le salut exprime le respect et la gratitude. Le salut se pratique de deux façons distinctes : Za-Rei (salut traditionnel fait à genoux) et Ritsu-Rei (salut debout). Il existe différentes significations aux saluts.

Lors des exercices d'entraînement, deux partenaires de même grade se saluent parallèlement au Kamiza (le mur d'honneur). Dans les autres cas, le partenaire le moins gradé fait face au Kamiza.

Lors d'une démonstration de Katas, les partenaires sont parallèles au Joseki (le mur supérieur) pour saluer.

 

 

Les niveaux

Premiers pasUn Ju-Jitsuka porte une ceinture dont la couleur représente son niveau. Pour pouvoir porter un grade, le Ju-Jitsuka doit avoir réussi un examen qui atteste sa maîtrise des connaissances nécessaires.
Les grades sont classés en trois catégories qui sont, par ordre inverse d'importance :

 

Déroulement d'un cours

Un cours de Ju-Jitsu se déroule dans un Dojo et se décompose de la façon suivante :

 

Quelques termes principaux

Au Dojo les ordres sont donnés en japonais. Pour commencer, il suffit de connaître les termes les plus utilisés :

Les différents types d'exercices de l'entraînement sont :

Pour donner la cadence pendant les exercices les nombres suivants sont annoncés : Ichi = 1, Ni = 2, San = 3, Shi = 4, Go = 5, Roku = 6, Shichi = 7, Hachi = 8, Kyu = 9 et Jyu = 10.


Les positions de base

 

Zenkutsu-Dachi est une position fondamentale jambe avant pliée, surtout efficace si elle sert de support à une technique frontale (attaque ou blocage fort vers l'avant). La jambe avant est fortement fléchie, tibia vertical, la jambe arrière est tendue et pousse le corps en avant; le talon ne doit pas décoller. Le bassin se trouve de face, les pieds sur des lignes parallèles écartées d'environ la largeur des hanches. L'écartement, dans le sens longitudinal, équivaut approximativement à la longueur de la jambe arrière tendue. Le poids du corps est réparti de 60 à 70 % sur la jambe avant.

 

 

Kiba-Dachi : Posture dite "du cavalier", jambes écartées et légèrement fléchies, les pieds sont parallèles. Le buste est vertical, de profil par rapport à l'adversaire, tête tournée vers lui, et l'axe des hanches est parallèle au sol. Le poids du corps est également réparti sur les deux jambes.

 

 

 

Apprendre à chuter

 

La chute avant (Mae Mawari Ukémi) consiste à avancer une jambe et à rouler autour du bras correspondant. La tête est rentrée, le bras arrondi et dans l'axe du corps, l'épaule bien avancée. On descend le buste vers le sol et on pousse sur la jambe arrière pour déclencher la chute. En combat, c'est l'action de l'adversaire qui déclenche la chute et il faut alors diriger le corps. Le contact se fait sur l'extérieur du bras, l'extérieur de l'épaule, puis le flanc opposé. La jambe arrière est repliée quand elle arrive au sol, pour permettre de se relever et faire un demi-tour.

 

Sur un déséquilibre arrière on fléchit les jambes jusqu'à la position accroupie, assise sur les talons ou on recule une jambe en la fléchissant, on s'assied et on roule en arrière par-dessus l'épaule, tête rentrée. On se relève directement en garde après la chute.

 

 

Les Atémis

 

Oie-Zuki : Coup de poing direct de face. C'est un coup de poing direct donné en avançant largement du pied arrière vers l'adversaire; on frappe du côté correspondant à la jambe avancée en utilisant la translation du corps (prendre de l'énergie dans le déplacement), la détente du bras et la rotation du poignet. Le coup est porté au moment où l'on pose le pied ou juste avant. Le ventre doit être dur et l'aisselle contractée au moment de l'impact.

 

 

Mae-Geri : Coup de pied de face est le coup le plus naturel et le plus facile à exécuter. On frappe directement vers l'avant avec la "balle du pied" (Koshi), orteils relevés. La surface de frappe décrit un arc de cercle de bas en haut autour du genou. On frappe dans l'idée de percuter vers le haut. La jambe d'appui légèrement fléchie, détendez avec force et vitesse le pied en arc de cercle autour du genou et ramenez aussitôt le pied à sa position de départ. Les orteils du pied d'appui restent dirigés vers l'avant et il faut rester stable pendant la frappe.
Il existe deux formes de Mae-Geri : Ke-Age (fouetté) et Ke-Komi (pénétrant).

 

 

Les projections

 

Seoi-Nage : Projection par-dessus l'épaule :
Tori avance son pied droit devant le pied droit de Uke et le tire avec ses deux mains afin de le déséquilibrer sur l'avant de ses deux pieds. Il place son pied droit sur le plan avant-intérieur par rapport au pied droit de Uke puis recule le pied gauche à la même hauteur que le pied droit (Tai-Sabaki) sur un plan avant-intérieur par rapport au pied gauche de Uke. Simultanément et tout en fléchissant les genoux, Tori lâche le revers de Uke de la main droite et glisse le bras sous l'aisselle droite de Uke.
Le contact sur le dos étant bien établi, Tori charge Uke et le projette vers l'avant par l'action des mains qui tirent et du mouvement de bascule des hanches, genoux en extension et corps fléchi vers l'avant. Cette projection est aussi appelée Ippon-Seoi-Nage (chargement par un seul bras).

 

 

O-Soto-Gari : Grand fauchage extérieur.
Tori glisse son pied gauche, à une faible distance, à l'extérieur et à la même hauteur que le pied droit de Uke. Tori doit avoir le genou gauche légèrement fléchi et le corps penché vers l'avant. Avec ses bras il déséquilibre Uke sur son talon droit. Tori lance sa jambe droite entre sa jambe gauche et la jambe droite de Uke.
Tori rabat sa jambe droite sur la jambe droite de Uke. Il fauche la jambe droite de Uke d'un mouvement semblable à celui d'une faucille. Le fauchage se fait à la hauteur du creux poplité du genou et s'accompagne d'une action des bras et d'une inclinaison complète du buste vers l'avant, le pied droit levé.

 

 

Kote-Gaeshi : Torsion du poignet vers l'extérieur.
Saisir de sa main gauche la main droite de l'adversaire, pouce sur le dos de sa main, les doigts à l'intérieur de sa paume, à la base du pouce; retourner sa main vers l'arrière droit puis, de la main droite qui vient s'appuyer sur le dos de sa main, lui forcer l'articulation vers l'extérieur du bras et le bas en effectuant une rotation du bassin vers l'arrière afin de le faire chuter. L'adversaire n'a pas d'autre choix en raison de la douleur qu'il subit.